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Pour débuter

Débuter le tir, c’est entrer dans un nouveau monde, rempli de challenges, d’idées préconçues et certes pas toujours bien vu. Ça n’en reste pas moins une passion et un sport aussi, très technique et tellement vaste qu’on peut toujours en apprendre plus. Dans ce chapitre, nous allons aborder la partie pratique et technique d’une arme à feu. Une brève histoire des armes, quels sont les types d’armes, la composition d’une cartouche, les différents fonctionnements, et quelques calibres répandus.

Histoire

Les premières armes à feu apparaissent vers le milieu du 14e siècle, la poudre noire ayant été rapportée par Marco Polo de ses voyages en Orient. Parallèlement à l’artillerie, on va trouver progressivement des traits à poudre (une sorte de petit canon qu’on tient à la main) puis des “couleuvrines” qui auront un début de crosse de fusil. Plus tard vers le 16e siècle apparaissent les mousquets sur lesquels apparaissent les premières queues de détente (appelé vulgairement gâchette, ce qui est techniquement inexact). Elles étaient alors reliées à une mèche qui brulait et mettait le feu à la poudre contenue dans le canon par une “lumière”. Le maniement de ces armes était particulièrement dangereux et mal vu à l’époque. (Ci-contre: représentation d’un arquebusier )
C’est vers le 18e et surtout le 19e siècle que les choses s’accélèrent, l’industrialisation va faire énormément avancer les choses, les premiers révolvers et fusils (les légendaires armes de la conquête de l’ouest) arrivent au milieu des années 1800 et même les premières mitrailleuses. Il existe un débat sur la véritable première mitrailleuse mais nous n’entrerons pas là-dedans ici. Au début du 20e siècle les choses s’accélèrent encore, les premiers pistolets semi-automatiques viennent concurrencer les revolvers et on a abandonné les cartouches en papier pour d’autre essais qui donneront les cartouches à étui en laiton et la poudre sans fumée remplace la poudre noire. Les deux guerres mondiales vont évidemment jouer un rôle majeur dans la course à l’armement, les fusils à verrou verront de nombreuses améliorations, et des échecs parfois cuisants. Le premier fusil semi-automatique ayant servi dans un conflit est évidemment le M1 Garand Américain, et on attribue la paternité du premier fusil d’assaut au fameux STG44 (pour SturmGewehr) qui a une étrange ressemblance avec la non moins légendaire AK47.

Les types d’armes

Il existe bien évidemment deux grandes familles d’armes, les armes dites “de poing” qu’on peut tenir dans une main. Et les armes longues ou “d’épaule” qu’on… épaule, super ! Y en a qui suivent ! Mais comme rien n’est jamais simple quand on arrive dans le monde du tir, ceci ne fait pas exception et il existe des sous-familles.

Les armes de poing

Les armes de poing sont divisées en 2 types : les pistolets et les revolvers. Les revolvers ont un fonctionnement simple, le terme revolver vient de l’anglais “to revolve” qui signifie tourner. L’arme dispose d’un barillet de 5, 6, 7 ou même parfois 8 coups selon le calibre utilisé. Lorsqu’on tire le chien en arrière ou qu’on appuie sur la détente en double action, le barillet effectue une rotation pour aligner la prochaine cartouche avec le canon. Lorsque le barillet est vide, on l’ouvre en le basculant sur le côté pour faire sortir les douilles. D’un point de vue technique, le revolver peut fonctionner en simple action (l’action sur la queue de détente déclenche une action simple qui relâche le percuteur) ou en double action. La course de la queue de détente est alors plus longue et déclenche 2 actions du percuteur, la première le fait reculer, pour ensuite revenir et percuter la cartouche. (Ci-contre : un Smith & Wesson 629 en calibre .44)

Viennent ensuite les pistolets, ces derniers sont plus complexes au fonctionnement. Un chargeur amovible est inséré dans la poignée et on engage une cartouche en tirant sur la glissière sur le dessus de l’arme. L’action du ressort dans le chargeur et les pièces mobiles de l’arme poussent la cartouche dans la chambre et arment le “chien” (la pièce qui percutera la cartouche). Lors du tir, le recul généré par la cartouche va ramener la glissière en arrière et dans un même temps éjecter la douille vide qui se trouvait dans la chambre. Lorsque la glissière repart en avant, elle amène une nouvelle cartouche et un nouveau tir peut être effectué. Un pistolet classique comme le Colt 1911 ci-dessus contenait maximum 8 cartouches (7 dans le chargeur et une chambrée) mais un pistolet moderne peut contenir en moyenne 17 cartouches. Comme pour le revolver, le nombre de cartouches est influé par le calibre. Un modèle 1911 moderne ne pourra contenir malgré tout qu’une dizaine de cartouches de par la taille de son calibre (.45ACP -> 11.43mm de diamètre) comparé à un Glock en calibre 9mm qui contient 17, voire 19 cartouches en moyenne de 9mm parabellum. D’ailleurs, comment fonctionne un Glock ?

Les armes longues

Les armes longues sont plus diversifiées et il faudra donc les classer dans plus de catégories. Nous allons aller plus loin que les vulgarisations de la fédération en canon rayé et canon lisse puisque c’est beaucoup plus complexe que ça. Sans aller dans le détail nous allons aborder les carabines à verrou, ou à répétition, les fusils semi-automatiques, et les fusils à pompe. Chaque catégorie dispose de sous-catégorie, avec un système d’armement ou de fonctionnement différent. On peut citer en exemple les carabines à répétition qui peuvent recevoir un verrou en 2 ou 4 temps, ou encore un réarmement dit “à levier de sous-garde ».

Nous allons donc commencer par les carabines à verrou,
Ce sont des carabines à réarmement manuel qui peut se faire de 3 façons différentes pour les plus répandues. Le modèle ci-contre est un remington 700 à verrou, ce dernier fonctionne en 4 temps. Déverrouiller en levant le levier d‘armement, tirer le verrou pour éjecter la douille, ramener le verrou en avant pour chambrer une nouvelle cartouche, verrouiller en rabattant le levier vers le bas.
Comment fonctionne un Kar98k à verrou ?

Certains modèles – comme le Schmidt & Rubin K31- ont un verrou linéaire qui se manipule en 2 temps au lieu de 4.
Plus besoin de lever et rabattre le verrou puisque le cylindre va effectuer une rotation en même temps qu‘on tire et ramène le levier d‘armement. Voyons ça de plus près. Le verrou en 2 temps a été moins répandu, c’est donc les verrous en 4 temps qu’on trouve le plus sur le marché. Le 3e mode de fonctionnement est le levier de sous-garde ou ”lever action” en anglais. C’est un système plus ancien puisque c’était le fonctionnement des carabines qui ont fait la conquête de l’ouest. Avec ce système il n’est plus question d’un chargement par le haut comme sur les modèles précédents. On chargera plus souvent par le coté puisqu’il s’agit alors d’un chargeur tubulaire situé sous le canon. Ceci implique l’utilisation de cartouches à tête ronde pour une raison évidente, mais vous comprendrez pourquoi dans le chapitre sur les munitions. Avec ce fonctionnement, on rabat le levier sous l’arme, qui éjectera la cartouche chambrée, et fera monter la suivante dans la chambre. Ceci est plus visuel.

Pour aborder cette partie sur les fusils et carabines semi-automatique. Tout d’abord quelle est la différence entre un fusil et une carabine ? Eh bien cette différence se situe majoritairement à l’intérieur du canon. Un fusil disposera d’un canon à âme lisse, alors qu’une carabine aura un canon à âme rayée. Même si c’est plus complexe que ça et qu’il existe des exceptions, nous allons nous limiter à ceci pour la différence. 

Abordons donc la technique de ces armes. Une arme semi-automatique porte ce nom simplement parce que le réarmement se fait automatiquement, sans manipulation du tireur (par opposition aux carabines à verrou). 

Mais alors pourquoi ne pas appeler ça un fusil automatique me direz—vous ? Eh bien simplement parce que pour déclencher un nouveau tir, il faut appuyer de nouveau sur la queue de détente. Une arme automatique déclenchera un tir en rafale tant que le tireur garde le doigt appuyé sur la détente. 

Mais revenons au semi-automatique. Le fonctionnement est basé sur le même principe qu’un pistolet. C’est à dire qu’au moment du tir, la douille s’éjectera et une nouvelle cartouche sera chambrée. Néanmoins les similitudes s’arrêtent là, ici pas de glissière et ce n’est pas vraiment le recul de la cartouche qui va réarmer mais la récupération des gaz lors du passage de la balle dans le canon. Cette récupération se fait via un évent percé à l’avant du canon. Les gaz reviennent alors vers l’arrière et actionnent les pièces mobiles à l’intérieur de l’arme. Il existe des systèmes actionnés par piston plus modernes que les systèmes à emprunt de gaz classique. Sur les modèles à piston, on ajoute un piston et un ressort qui fera la jonction entre le bloc de gaz et les pièces mobiles. Voici le fonctionnement détaillé. Il existe évidemment dans cette catégorie d’armes beaucoup de fonctionnements légèrement différents, des systèmes propres à une marque, des évolutions. Trop en réalité pour les aborder ici sans tomber dans la technique pure. Mais vous trouverez votre bonheur dans les méandres du net.

La dernière catégorie que nous aborderons dans ce chapitre est celle des fusils à pompe. Ce type d’arme est relativement peu répandu en Belgique. 

Du fait de son calibre assez gros, il existe peu de stands qui l’acceptent en Belgique. 

Les fusils à pompe se réarment via la pompe qui se trouve sous le canon.

Comme pour les carabines à levier, les cartouches se chargent sous le canon dans un chargeur tubulaire. 

L’armement de la pompe ouvre la culasse et un levier va pousser une cartouche vers le haut et en ramenant la pompe vers l’avant la cartouche sera poussée dans la chambre. Les fusils à pompe peuvent avoir un canon à âme rayé ou lisse. Sa cartouche est assez variée mais nous y reviendront. Il existe également des fusils de calibre 12 semi-automatique, mais nous revenons alors sur le principe d’un fusil semi-automatique. 

Voici donc en vidéo le fonctionnement d’un fusil à pompe.

Les armes à feu prohibées (***):

Malgré la longue liste qui suit vous constaterez que trouver votre bonheur restera facile.

  • Armes à feu automatiques, les lanceurs, les pièces d’artillerie, les roquettes.
  • Cannes-fusils
  • Armes à feu dont la crosse ou le canon en soi se démonte en plusieurs tronçons, les armes à feu fabriquées ou modifiées de manière à en rendre le port invisible ou moins visible ou à ce que leurs caractéristiques techniques ne correspondent plus à celles du modèle défini dans l’autorisation de détention de l’arme à feu, et les armes à feu qui ont l’apparence d’un objet autre qu’une arme (Stylo, boîte de tabac, dé à coudre, …)
  • Fusils pliants d’un calibre supérieur à 20 (arme dont le canon peut, en pivotant complètement autour d’un axe, se retrouver parallèle à la crosse de manière telle que la longueur de l’arme soit réduite de moitié et que cette arme puisse ainsi facilement se dissimuler sous un vêtement).
  • Armes à feu dotées des pièces et accessoires suivants, ainsi que les pièces et accessoires suivants en particulier : silencieux (y compris s’ils sont intégrés dans l’arme) ; chargeurs à capacité plus grande que la capacité normale telle que définie par le ministre de la Justice pour un modèle donné d’arme à feu ; matériel de visée pour des armes à feu, projetant un rayon sur la cible (pas le matériel de visée électronique dans lequel on voit un point rouge, non projeté sur la cible) et les lunettes de visée nocturne (sont visées les lunettes de visée nocturne susceptibles d’être montées sur une arme à feu).
  • Engins, armes et munitions désignés par voie d’arrêté ministériel qui peuvent constituer un danger grave et nouveau pour la sécurité publique et les armes et munitions que, pour cette raison, seuls les services d’ordre peuvent détenir (cette possibilité a été créée pour pouvoir réagir si un type d’arme nouveau et non désiré arrive sur le marché). (****)
  • Munition de calibre 5.7 x 28 mm. Il s’agit de la munition utilisée par le P90 de la FN. (arrêté royal du 27 février 1997).

(***) Des dérogations existent pour les armuriers, les collectionneurs et l’autorité

(****) On constate que notre législateur me manque jamais d’imagination pour prévoir ce qu’il faut pour brider l’enthousiasme des tireurs.

Mitrailleuse de Reffye alias « Canon a Balles »
Cannes fusils
Bague revolver

Munitions

Difficile d’aborder le point des munitions sans aborder des bases de balistique, c’est à dire la science de la trajectoire. C’est l’essence même d’une munition. Depuis le début des armes les munitions se sont considérablement améliorées. On est passé d’une balle de plomb qu’on “bourrait” dans le canon des arquebuses (c’est de la que vient le terme de balle). Ensuite sont arrivées les premières balles avec un étui qui contenait une amorce et la poudre, les premiers étuis étaient en papier. Ensuite sont arrivées les munitions modernes avec les étuis que nous connaissons.
Une munition se compose de 4 éléments. Un étui qui contient une amorce, qui sera percutée et enflammera la poudre qui fera partir le projectile. Nous retrouvons donc les 4 éléments: étui, amorce, poudre, projectile. Chaque élément va définir la puissance de la munition, et donc inévitablement sa portée.
Une poudre peut -être plus ou moins vive et brulera donc plus ou moins vite. La pression sera alors différente à l‘intérieur de la douille et changera la vitesse de départ du projectile. Le projectile quant à lui peut aussi influer sur la balistique avec son poids et sa forme. Un projectile plus lourd partira moins vite mais aura plus de puissance d‘arrêt et vice versa. On peut par exemple faire une comparaison entre le .22Lr et le 5,56 (ou .223 remington dans le civil) qui ont une balle de même diamètre, mais une balistique totalement différente. De nombreux calibres ont vu le jour pour trouver un meilleur équilibre ou une utilité plus particulière. On peut par exemple parler du calibre .50BMG initialement conçu pour détruire des véhicules blindés léger. L‘otan à uniformisé les calibres utilisés par les pays affiliés après la seconde guerre mondiale.
Pendant la guerre, les pays alliés utilisaient tous des calibres différents. Les anglais utilisaient leur .303 british, les américains leur 30-06, les belges utilisaient le 8mm Lebel. Même si la puissance de ces calibres étaient assez similaires, aucun n‘était compatible avec les autres armes alliées. Les calibres se sont donc uniformisés et ont continué d‘évoluer. le 7,62×51 est devenu un standard otan, toujours utilisé aujourd’hui.

Combien ça coûte ?

 C’est généralement un sujet « touchy », mais l’argent c’est le nerf de la guerre. S’y attarder n’est pas vide de sens. La pratique du tir est elle onéreuse ?

En fait, non c’est le coût payé pour a peu prés n’importe quelle activité de loisir individuelle.

 

Quels sont les postes de dépenses qu’ un débutant doit considérer ?

 

L’arme :

C’est ce qui vient naturellement à l’esprit, mais vous verrez que ce n’est pas le point essentiel. Pour un tireur l’arme est un outil et comme tout outil il faut le considérer comme un investissement plus que comme un cout. Le prix de ce poste va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers, mais il y aura une valeur de revente et une faible dépréciation pour les armes de qualité.

 

Les équipements annexes :

Ici aussi il faut les voir comme des investissements et mêmes essentiels, car certains d’entre eux participent à la sécurité et sont des équipements imposés ou recommandés. Un pack de base tournera dans les trois cents euros.

 

Les consommables :

Essentiellement, les munitions, mais aussi les cibles, le calepinage et les produits d’entretien. Entre-la 22 lr et la .50 il n’y a pas qu’une question de taille le cout est aussi exponentielle. C’est souvent le point le plus difficile à estimer, car il dépend également de votre engouement.

 

L’inscription au club de tir :

indispensable pour la pratique de l’activité. Le prix moyen aujourd’hui est de deux cents euros. Ceci pour une cotisation annuelle et un accés illimité au club.

 

Les frais administratifs :

Montant des documents, des examens, etc. Vous en aurez pour environ deux cents euros également la premiere année. Ensuite ce sera très limité sauf lors du contrôle quinquénal qui est payant.

 

Les coûts annexes :

Frais de déplacement, la consommation à la cafétéria, la belle casquette absolument indispensable ou le t-shirt « best shooter, day & night ». ici aussi difficile à quantifier, fréquence de vos visites au stand, éloignement, sociabilisation, etc.

 

Les possibilités sont infinies et les montants peuvent varier de tout en tout. Pour affiner ce point, il faut savoir le pratiquant que vous allez/souhaitez devenir. L’objectif ici étant que vous ne soyez pas surpris.

 

Voici donc deux prix très arbitraires : le premier représentent la mise en route de l’activité année zéro et le second représente le cout dans un fonctionnement normal. Le tireur utilisé est moyen également, il a une arme standard dans un calibre courant et fréquente le tir quinze fois l’an.

COUT ANNUEL DE LA PRATIQUE EN 2025

INVESTISSEMENTS INCLUS :

1250€

 

FRAIS DE FONCTIONNEMENT SEUL :

450€

Vous trouverez ici un lien vers une feuille de calcul des couts.


 

Qu’entend-on par stockage des armes ?

Vous avez acheté votre première arme et vous allez la rapporter à la maison, félicitations !  La question que vous vous êtes posé est :  Comment dois-je ranger mon arme ? Suis-je obligé d’acheter un coffre-fort ?

Le stockage  des armes, c’est l’endroit et les conditions qui vont encadrer le rangement de votre ou vos armes au domicile.  C’est le Roi qui détermine les conditions de stockage, de transport, la détention ou la collection d’armes et de munitions.

Cadre légal

La loi sur les armes (loi du 8 juin 2006) ne régit pas le stockage des armes. Nous allons donc nous pencher sur l’arrêté Royal du 14 avril 2009.

Le Stockage

Dispositions générales :

  • Les armes doivent être stockées « non chargées », sauf si l’autorisation a été délivrée avec le motif légitime de « défense personnelle »
  • Les armes et les munitions ne sont jamais à la portée des enfants
  • Le détenteur doit éviter tout usage inapproprié ou vol : armes et munitions ne seront pas accessibles « immédiatement » ensemble et seront donc entreposées séparément. Aucune indication de leur présence à cet endroit
  • Lors d’un cambriolage ou d’une tentative de vol d’une arme à feu, de munitions, etc., la police sera avertie sur le champ
  • En outre, le détenteur devra prendre les mesures de sécurité préconisées spécifiquement (serrure de sécurité, enlèvement d’une pièce essentielle au fonctionnement, etc.) par l’arrêté royal du 24 avril 1997. Les mesures de sécurité à prendre varient par rapport au nombre d’armes stockées

Dispositions spécifiques :

De 1 à 5 armes : 

Prendre au moins une des mesures suivantes :

  • Installer un dispositif de verrouillage sécuritaire (sur le pontet par exemple)
  • Enlèvement et conservation séparée d’une pièce essentielle au fonctionnement de l’arme (culasse, barillet, canon, …)
  • Fixation de l’arme à un point fixe avec une chaîne.
De 6 à 10 armes :
  • Entreposer les armes dans une armoire verrouillée et construite dans un matériau solide, qu’on ne peut forcer facilement et qui ne porte aucune marque extérieure pouvant indiquer qu’une arme ou des munitions s’y trouvent.
De 11 à 30 armes :
  • Les armes doivent être conservée dans un coffre à armes conçu à cet effet et fermé par un mécanisme qui ne peut être ouvert qu’au moyen d’une clé électronique, magnétique, mécanique, d’une combinaison alphabétique ou numérique ou encore, d’une reconnaissance biométrique.
  • Le coffre en question doit se trouver dans un local dont tous les accès et fenêtres sont dûment fermés.
  • Les clés du coffre ne sont pas laissées sur la serrure et se trouvent toujours à un endroit sûr, hors de portée des enfants et de tiers et auquel seul le propriétaire a accès facilement.
Au-delà de 30 armes :

Les mesures de sécurité similaires à celles imposées aux professionnels sont obligatoires. À savoir :

  • Installation en un endroit visible ou repéré et facilement accessible en toutes circonstances, d’au moins un extincteur portatif ou mobile conforme aux normes applicables NBN S 21-011 à 21-018 dans chaque local où se trouvent des munitions.
  • Conservation de toutes les armes à feu et de leurs munitions dans des locaux :
    • a) où, à chaque accès, sont installées :
      • Soit des portes en bois plein d’une épaisseur minimale de 4 cm,
      • Soit des portes dans un autre matériau de résistance comparable,
      • Soit des portes en verre feuilleté conformes au moins à la norme NBN S 23-002 – spécification type STS 38 (§ 38.15.04, T3 – classe IIA), en verre filigrané (§ 38.08.51.32, A2) d’une épaisseur d’au moins 5 mm, ou en tout autre matériau antichoc comparable
    • b) équipés d’un des verrouillages suivants (l’installateur devant attester que le matériel satisfait à ces conditions et qu’il a été placé selon les règles de l’art)
      • Soit d’une serrure à trois points résistants pendant cinq minutes,
      • Soit d’une combinaison de trois serrures résistantes ensemble pendant cinq minutes, à une épreuve d’effraction dans des conditions normalisées, et correspondant à la norme néerlandaise NEN 5088/5089 ou à une autre norme comparable, sur toutes les portes extérieures du bâtiment, et installation de charnières, de serrurerie et de verrouillages empêchant de les sortir de leurs gonds sur toutes les fenêtres ouvrantes du bâtiment
    • c) dont toutes les fenêtres (commentaire : la « fenêtre » est définie [art. 1er, 4°] comme toute fenêtre ou ouverture au rez-de-chaussée – y compris celles dans les portes – donnant sur les locaux où l’intéressé exerce son activité) sises au rez-de-chaussée :
      • Soit sont munies de volets verrouillables devant ou derrière les fenêtres et les portes extérieures ayant une fenêtre, à fermer en dehors des heures d’activité.
      • Soit sont équipées de vitres en verre feuilleté conformes au moins à la norme NBN S 23-002 – spécification type STS 38 (§ 38.15.04, T3 – classe IIA), en verre filigrané (§ 38.08.51.32, A2) d’une épaisseur d’au moins 5 mm, ou en tout autre matériau antichoc comparable
    • d) équipés d’un système électronique d’alarme activé pendant les heures d’absence et la nuit.

Conclusion :

Lorsque vous achetez une nouvelle arme, si cette dernière vous place dans une catégorie supérieure, vous devrez alors prendre les mesures nécessaires à la catégorie dans laquelle vous vous trouverez. Ces mesures devront être prises avant réception de la nouvelle arme afin d’être conforme à la loi.


 

Comment transporter une arme ?

Loi article :1997009240
24 AVRIL 1997. – [Arrêté royal déterminant les conditions de sécurité lors du stockage, de la
Publication: 16 mai 1997Numéro: 1997009240page: 12109 Dossiers numéro: 1997-04-24/30


C’est un point important et qui appelle de nombreuse interrogation chez le tireur néophyte à propos de ce qu’il peut ou ne peut pas faire en ce domaine.

Deux règles de base : Le motif du transport doit être légitime et les conditions de transport doivent être respectées.

La motivation pour un tireur est évidente, se rendre dans un stand de tir, ou en revenir ou chez un armurier ou lors d’un achat ou d’une vente. Le stand de tir où vous êtes membre est évident, mais il y a aussi ceux où vous irez pour participer à une activité. Pour ce dernier point il est toujours bon surtout si c’est relativement loin de chez vous de vous munir d’un justificatif, une preuve d’inscription ou une invitation. Ce n’est pas obligatoire, mais préférable. 

Les conditions de transport imposées sont que l’arme soit déchargée et sécurisée. Les munitions doivent être placées dans un autre container lui-même sécurisé et vous devez disposer des documents relatifs à l’arme transportée (détention ou déclaration à votre nom ou le cas échéant tout autre document valide) . Les chargeurs et magasins sont transportés non alimentés. 

Pour sécuriser une arme, le détenteur a le choix : démonter l’arme ou l’équiper d’un cadenas de pontet ou placer un cadenas.
Un seul de ces dispositifs est légalement suffisant, mais rien ne vous 
empêche de les multiplier à l’envie.

Règles de base condition :
Les armes sont transportées non chargées.
Les chargeurs ou magasins sont transportés vides de munitions.
Le sac de transport ou l’arme sera équipé d’un dispositif de verrouillage.
Le sac de transport des munitions sera verrouillé séparément.

Dans le cas ou l’arme est transportée en voiture, le sac sera placé dans la malle arrière hors de la portée du détenteur si cela est possible. Le bon sens prévaut et ce sera toujours au détenteur d’arbitrer le cas échéant la solution qui se conforme le mieux au prescrit légal. Il est possible et autorisé de transporter son arme à vélo ou à moto et même à pied dans des conditions de transport acceptable.

Le point illustré ici n’est évidemment pas acceptable.

Le cas des transports en commun est ambigu et je préfère dire que ce n’est pas autorisé, car de manière générale c’est le principe qui sera mis en avant même si la législation en elle-même ne l’interdit pas d’autres textes ou tout simplement des règlements internes l’interdisent.
Le type de conditionnement surtout s’il est vu de nombreux non-tireurs devra être discret et identifier aussi peu que ce soit que c’est une arme qui est transportée. Cela relève du bon sens élémentaire.

Il n’y a aucune norme en termes de qualité du conditionnement, un sac fera tout autant l’affaire qu’une valise en dur. Un équipement spécifiquement destiné au tir ou mêm une valise de voyage.
Voir la rubrique « choisir son équipement »

Certains types de sacs présentent néanmoins un caractère ambigu et même en respectant toutes les dispositions seront mal vus et sont à proscrire.

Le meilleur trajet entre deux points est-il nécessairement le plus court ? Pas nécessairement, mais en matière de transport d’arme, il sera toujours préférable de pouvoir justifier de cela en cas de contrôle. Ne profitez en tout cas pas de vos trajets pour faire vos courses ou aller saluer des amis et si vous devez faire un stop évitez de laisser votre voiture sans surveillance.

Le transport d’arme par avion a bien peu de chance de s’appliquer pour le tireur débutant, mais les règles énoncées avant s’appliquent et en plus le candidat voyageur devra s’assurer que la compagnie aérienne qu’il a choisie accepte ce type de bien en soute, qu’il disposera de tous les documents, que les valises sont conformes aux normes IATA, etc. Cela s’apparente au parcours du combattant sans mauvais jeux de mots à tel point que parfois louer du matériel sur place lorsque cela est possible s’avérera une meilleure option.

En résumé, avec un motif légitime, par un chemin logique, conditionnée de manière sécurisée, et vous devriez considérer être entre les balises du législateur.

 

Base de la sécurité

C’est la pierre angulaire de notre passion. N’importe qui pratiquant un sport ou une activité, considère comme « acceptables » ou « inéluctables » les risques qui découlent de cette activité, y compris des risques de handicap grave voir létal, mais dans notre activité de tir,d un accident sera toujours suspect et utilisé pour prétexter une atteinte à nos droits. C’est pourquoi la sécurité est primordiale dans notre activité
En conséquence, la sécurité, la nôtre, celle des gens qui nous entourent sur le pas de tir et de tous ceux que nous fréquentons lorsque nous avons notre arme est primordiale.
La sécurité avec une arme se résume facilement :

Soyez certains de votre arme

Connaissez parfaitement son fonctionnement

Soyez certains de votre pratique

Connaissez vos limites, ne laissez personne vous pousser au-delà de celle-ci

Soyez certains de votre cible

Anticipez ce qui pourrait se placer entre votre arme et celle-ci, anticipez ce qui se trouve derrière celle-ci,
anticipez le risque de voir le projectile rebondir sur un élément visible dans votre champ de vision

Considérez toujours une arme comme chargée

Les accidents arrivent exclusivement avec des armes que l’utilisateur considérait à tort comme inoffensives ou sécurisées.

Bannissez les éléments de perturbation extérieur.

Lors de la manipulation d’une arme à feu, celle-ci est la priorité.
Si vous devez
interrompre ce que vous aviez commencé prenez le temps de contrôler la sécurité, d’effectuer les manœuvres de contrôle et de la ranger ne considérez pas comme acquis ce qu’un autre à ou semble avoir fait. Un tireur confirmé ne s’offusquera jamais d’une procédure de sécurité.

Ne jamais pointer autre chose qu’une cible autorisée

Personne ne devrait jamais voir la bouche de votre canon lorsque vous manipulez votre arme. Si cela advient, c’est que vous avez pointé une personne avec votre arme, c’est que votre pratique n’est pas correcte, même vide, même pour la ranger l’arme doit en tout temps se trouver dirigée vers une zone sure.

En anglais, mais si vous prenez les mots principaux ça donne

Always Never Off Target

ce qui pourrait ce traduire par

Jamais en Dehors de Ma Cible !

Respectez cette simple injonction et une arme se révélera tout aussi peu dangereuse qu’une balle de tennis ou le livre posé sur le meuble.

Risques liés à la pratique.

Les risques liés à la pratique sont de diverses natures. Les plus évidents sont ceux abordés dans le point précédent et concernent les conséquences pour des tiers d’une mauvaise gestion de l’arme. Mais il nous faut aussi aborder les risques affectant potentiellement le tireur en dehors d’une faute de procédure. Ils sont de quatre ordres, mécaniques, chimiques, thermiques et structurels.

Risques mécaniques & structurels 

Les risques mécaniques sont ceux qui peuvent affecter votre personne par le fait d’une douille ou d’une ogive ricochant ou même par l’arme elle-même en cas de bris de pièces ou si vous anticipez mal la cinématique de fonctionnement de celle-ci. Ici sont inclus également les dégâts possibles à l’audition. Pour pallier l’essentiel de ce risque, il convient de porter des vêtements adaptés et des équipements de tir (casque anti bruit, lunette de sécurité, casquette, gant, etc..) de qualité suffisante . Il est impératif aussi de ne tirer qu’avec une arme parfaitement entretenue et avec des munitions de qualité. Dans ce groupe sont à rappeler les risques de coupures ou de pincement écrasement , résultant d’une manœuvre des commandes de l’arme ou d’un déverrouillage non souhaité de celle ci. En Effet, les armes surtout les armes semi-automatique sont aussi composées de ressort sous tension et il n’est pas rare que des tireurs soient blessés par la mise en action non souhaitée de tout ou partie du mécanisme alors qu’une partie du corps (les doigts le plus souvent) se trouve dans la trajectoire de la pièce libérée par inadvertance. Souvent les coupures surviennent à ce moment ou lors de l’approvisionnement sur des parties métalliques coupantes. Même si dans l’ensemble ces accidents sont d’aspect bénin, il est important de souligner à quel point une gestion réfléchie de l’arme empêchera la survenance de ceux-ci et partant renforcera l’a priori positif en faveur de la pratique.

Les risques structurels sont les plus difficiles à appréhender par le nouveau tireur car ils ne font sentir leurs effets qu’a moyen ou long terme. Ils sont liés à une posture inappropriée lors de la pratique qui va entraîner une fatigue exagérée de l’appareil musculaire et les douleurs associées pourront parfois avoir l’air d’être générées par d’autres activités. Dans ce groupe, sont également inclus les traumatismes immédiats générés par une position de tir inadaptée à l’arme et au calibre utilisés.
Paradoxalement, ce point est celui qui est le moins pris en compte alors qu’au final il peut potentiellement entraîner des séquelles durables affectant lourdement le tireur.
 

Risques chimiques 

Les risques chimiques sont plus pernicieux, ils peuvent affecter les voies respiratoires ou les yeux. Une bonne manière de les prévenir est de s’assurer que le stand de tir est en tous temps correctement ventilé et que les munitions utilisées ne dégagent qu’un minimum de fumée. Pour les tireurs assidus, une prise de sang annuelle recherchant la présence de métaux est conseillée. Il faut aussi aborder dans ce cadre le risque lié à la surinfection qui pourrait affecter toutes plaies par le biais des produits chimiques liés à l’arme ou à sa munition. Une arme doit être considérée comme toute machine mécanique de ce point de vue, il y a de l’huile, des graisses et des accumulations de déchets divers dans ces dernières. Le tir de munition n’est pas neutre, la combustion entraîne une dégradation chimique des composants de la munition. Ceux-ci peuvent se retrouver en suspension dans l’air et être inhalés, ils se retrouvent aussi déposés sur l’arme et dans l’environnement y compris sur le tireur c’est dans ce cadre qu’une plaie pourra servir de porte d’entrée à ces composants. Parmi eux, il y a les imbrûlés de poudre et les sels de combustions, très toxiques, l’amorce et aussi un composant particulièrement potentiellement toxique, mais qui concerne à priori plus le rechargeur que le tireur. Il y a enfin les résidus ferreux de l’ogive, plomb, antimoine, limaille de cuivre, etc. Pour toutes ces raisons, il faut idéalement utiliser une tenue spécifique lors de la pratique et ne pas hésiter à prendre une bonne douche aprés l’activité.

 

Risques thermiques 

Les risques thermiques sont principalement causés par les douilles éjectées de l’arme qui peuvent gravement brûler le tireur ou par le contact inconsidéré d’un élément d’une arme venant de faire feu, il y a aussi le risque moindre en cas de dysfonctionnement d’avoir un dégagement de gaz brulant vers le tireur. Le port de vêtements adapté solutionne beaucoup de ce problème, on évitera les vêtements flottant ou fortement échancré surtout pour les dames . Si les douilles reviennent trop souvent vers les personnes, il conviendra de voir s’il est possible de modifier l’éjection ou la surface de ricochet pour réduire ce risque. Les brûlures causées par des douilles associées aux risques énoncés précédemment laissent souvent des traces durables et des souvenirs douloureux chez les tireurs en ayant fait l’expérience malheureuse.


 

Inscription dans un club de tir.

Avant de choisir un club de tir et de s’y inscrire, il faut répondre à plusieurs questions et avoir les idées claires sur ce que vous voudrez faire comme tir.

Il est probable que vous n’aurez pas toutes les réponses si vous débutez, ni qu’un choix fait aujourd’hui sera le même dans un an.

Néanmoins, il faut se poser les questions ci-après et y réfléchir.

  • Quelle filière vais-je choisir ? Sportive ou récréative.
  • Le club autorise t’il les 2 filières ? La plupart autorise les 2 filières mais seul est prévu un accompagnement (formation) pour les tireurs sportifs.
  • Le club organise-t-il une formation avec un moniteur URSTBF, ADEPS, … ? Même si ce type de formation par un moniteur n’est pas une obligation, elle facilite votre apprentissage et la réussite de vos épreuves.
  • Quel est le prix pour cette formation avec moniteur ? Le coût de location des armes d’apprentissage et la fourniture des munitions sont-ils inclus dans le prix de la formation ?
  • Le club autorise t’il l’apprentissage avec un tireur expérimenté du club ? Cette formule n’est pas à négliger si le club le permet. C’est à considérer en fonction du parrain lui-même : disponibilité, sérieux, expérience, convivialité, etc …
  • Le club oblige-t-il de passer par un stage arme à air comprimé ? C’est à vérifier car cela allongera la durée de la formation avant d’obtenir votre LTS ou un modèle 4. Cela reste pourtant une belle option pour les plus jeunes.
  • Le choix de la filière sportive ou récréative sera-t-il définitif ou vais-je l’élargir par la suite ? On peut avoir une LTS (modèle 9) et plus tard vouloir tirer avec une arme qui nécessitera un modèle 4. On peut aussi vouloir une carte européenne d’arme à feu pour se déplacer à l’étranger avec une arme et donc devoir obtenir une LTS.
  • Combien de kilomètres suis-je prêt à faire pour ma séance de tir ? Le choix peut intervenir dans votre budget disponible pour la pratique du tir.
  • Quelles sont les distances auxquelles je prévois de tirer ? 10 m, 15 m, 25 m, 50 m, 100 m ou plus.

En Belgique la plupart des stands permettent de tirer jusque 25 m, pour une distance de 50 m le nombre de stands se réduit mais aussi le nombre de lignes mise à disposition mais cela reste courant. Pour une distance de 100 m actuellement en Wallonie les doigts d’une seule main suffisent presque à les compter. Au-delà de 100 m le choix est pour l’instant réduit aux 2 clubs du camp militaire Roi Albert à Marche en Famenne.

  • Le stand de tir est-il couvert ou en plein air ? Chaque version a ses avantages et inconvénients.
  • Le stand est-il équipé de ramènes cibles ou de cibles électroniques avec écran de visualisation ? Faire 100 m ou même 50 m chaque fois que vous devrez changer de cible ou voir votre résultat est vite lassant.
  • Quels sont les calibres des armes que je vais détenir ? Certains clubs limitent les calibres car leur situation (voisinage) ou leur infrastructure ne permettent pas les munitions plus puissantes.
  • Le club est-il attenant à une armurerie ou propose t’il la vente de munitions ? Pratique quand on débute car on n’a pas encore le droit d’acheter et détenir des munitions.
  • Le club propose t’il le prêt ou la location d’armes, quel est le coût des locations ? Utile lorsque vous débuterez pour vous familiariser aux armes avant l’épreuve pratique.
  • Quelle est la gamme d’armes pouvant être louées ? Il faut vérifier que ce ne soit pas trop limité et qu’au moins une d’arme de chaque catégorie de votre filière soit présente.
  • Le club peut-il vous prêter les protections auditives, visuelles et à quel tarif ? C’est appréciable au début avant d’investir même si le budget de départ peut être limité à +/- 75 €.

  • Le club vend-il des cibles et à quel prix ? C’est plus facile et en principe plus économique que d’aller les acheter chez Decathlon.
  • Comment enregistre-t-on sa séance de tir ? Dans un registre papier (archaïque) ou via une application sur PC du club avec la carte de membre ou la CI (facile, rapide, suivi sur application mobile type Shootlog).
  • Les vérificateurs URSTBF sont-ils suffisamment présents lorsque vous vous rendez au club afin d’apposer un cachet dans votre carnet LTS ? Par expérience ce n’est pas toujours évident mais on trouve presque toujours une solution.
  • Le club propose-t-il d’autres infrastructures ? Salle de fun-tir, cinétir, buvette, petite restauration, endroit pour déposer votre équipement en sécurité, sanitaires bien entretenus, accès pour PMR (si vous êtes concernés), …
  • Le parking est-il assez vaste pour se garer aisément ? (Cela évite de se promener sur la voie publique avec votre arme même si elle et dans un étui.
  • L’ambiance du club. Faites une première visite. Êtes-vous bien accueillis ? Vous donne-t-on des explications claires ? Le cadre vous plait-il ? Quels sont les équipements à disposition ?
  • Quel est le montant de la cotisation ? En pratique il est compris entre 140 et 210 € par an et inclus la cotisation à l’URSTBF (si le club y est affilié). Ce point est sans doute le moins important car une différence de quelques dizaines d’euros une fois par an n’impactera pas fortement votre budget.
  • Le club prévoit-il une réduction si vous vous inscrivez tard dans l’année ? En général c’est à partir d’une date d’inscription en septembre qu’une réduction est prévue. La réduction n’est pas proportionnelle à votre durée d’inscription mais c’est mieux que rien.
  • Faut-il s’acquitter du paiement d’un ticket d’accès au pas de tir en plus de la cotisation annuelle ? Certains clubs demandent le paiement de l’accès au pas de tir.

Il vous reste maintenant à choisir un ou plusieurs clubs qui vous conviennent au point de vue proximité, à prendre connaissance des informations données sur leur site web (s’il existe) afin de voir si la proximité, les distances de tir, l’horaire, la limitation calibre, … correspondent à vos besoins et à vous rendre sur place pour vous faire une idée plus précise de l’ambiance, des services proposés, des infrastructures, …

Carte des clubs affiliés à l’URSTBF.

https://www.urstbf.org/federation/carte-des-clubs/

Les documents nécessaires lors de votre inscription.

 

La liste est variable mais certains documents sont systématiquement à fournir ou compléter.

  • Compléter le formulaire d’inscription (nom, prénom, adresse, GSM, email, …) qui vaudra pour votre adhésion au club après paiement de la cotisation.
  • Une photocopie R/V de votre carte d’identité.
  • Au moins 2 photos d’identité (1 pour l’URSTBF et 1 pour le club).
  • Fournir un certificat de bonne vie et mœurs (extrait de casier judiciaire) modèle 596.1-5a. Celui-ci peut être obtenu après de votre administration communale. Attention valable 3 mois.
  • En fonction de la filière choisie compléter la demande de licence de tireur sportif provisoire. Disponible sur le site de l’URSTBF ( https://www.urstbf.org/download/formulaire-licence-provisoire/ ) mais en général disponible dans le club.
  • Fournir un certificat médical complété. Vous pouvez le télécharger sur le site de l’URSTBF ( https://www.urstbf.org/download/modele-de-certificat-medical/ ) ou il sera disponible dans votre club. Il faudra le faire remplir par votre médecin et le remettre au club.

Attention valable 3 mois.

FDO = force de l’ordre
OP = opérateur professionnel