Nous aborderons dans cette page les sujets suivants :
Sommaire
Toggle- Combien ça coûte
- Les risques liés à la pratique
- L’incription dans un club de tir
Combien ça coûte ?
C’est généralement un sujet sensible et il n’est pas évident d’y répondre avec une certaine précision tellement le nombre de choix possibles est élevé, le tout dépendant donc du pratiquant et pourtant s’y attarder n’est pas vide de sens. La pratique du tir est-elle onéreuse ?
La plupart des activités de loisirs nécessitent un budget, ainsi même une activité aussi simple que la marche nécessitera à terme l’achat de chaussures de marche. Ce qui suit vise à donner une idée de différentes dépenses et un ordre de grandeur des montants qui y correspondent.
Quels sont les postes de dépenses qu’ un débutant doit considérer ?
L’arme :
C’est la première chose qui vient naturellement à l’esprit, mais vous verrez que cela n’est peut-être pas l’essentiel du budget. Pour un tireur l’arme est un outil et comme tout outil il faut le considérer comme un investissement, en effet une arme permet de tirer pendant de longues années. Des armes ayant plus de 100 ans sont toujours utilisées par certains tireurs. Le prix de ce poste va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’euros. Néanmoins, une arme a une valeur de revente et on peut espérer une dépréciation faible pour les armes de qualité ou rares.
On ne saurait trop conseiller de se tourner vers le marché de l’occasion surtout si vous êtes débutant. Très régulièrement de belles pièces sont mises en vente par des particuliers ou des armureries. Les meilleurs prix étant bien évidemment entre particuliers mais avec une absence de garantie, qui peut être compensée par un essai si le vendeur est de bonne composition.
Une bonne carabine à répétition en calibre 22 LR d’occasion se trouve (2026) entre 350 € et 650 €. Sachant que les prix démarrent à 150 € pour certaines. Pour une arme de poing la fourchette de prix est similaire.
Quelques sites intéressants pour les annonces qui sont régulièrement publiées.
- Les sites des armureries belges
Dont pour ceux qui ont un site web :
- https://www.armes-cornet.com
- https://www.dekaise.be
- https://armurerie-billau.be
- https://www.armurerie-delmotte.be
- https://www.armureriedelattre.be
- https://armurerie-apache.odoo.com
- https://www.supershooting.be
- Etc …
- Les annonces affichées dans certains clubs
- https://www.gun4sale.be
- https://littlegun.be/annonce
- https://armes-et-tirs.forumpro.fr
- https://paaf2.frenchboard.com (site français)
Les équipements annexes (ou accessoires):
Ici aussi il faut les voir comme des investissements et certains mêmes essentiels, car ils participent à la sécurité et sont des équipements imposés ou recommandés. Un pack de base tournera dans les trois cents euros. Attention de choisir du matériel adapté au tir, exemple une protection auditive de chantier n’est pas une protection qui convient nécessairement à la pratique du tir.
Dans ce qui est obligatoire il faut inclure :
- Une protection auditive, fourchette de prix de 30 € à 300 € selon le confort , le niveau de performance, passif ou actif…
- Des lunettes de protection entre 15 € et une centaine d’euros. Attention de choisir avec des verres répondant à la norme EN166‑F mais EN166‑B est préférable. Il existe aussi des EN166-A mais c’est destiné aux forces de l’ordre et aux militaires.
- Un cadenas de pontet ou un cadenas pour mettre l’arme en sécurité : 15 à 20 €.
- Une boîte verrouillable pour vos munitions (soit à clé soit à cadenas) : 20 €.
- Un étui, une valise, etc … pour transporter votre arme : de 15 € à plusieurs centaines d’euros en fonction de la taille, la matière, de la qualité.
Total : à partir de 100 €. Attention que tout ce matériel se trouve aussi en occasion mais aussi en armurerie ou pour certaines pièces dans les stocks américains.
Ce qui est requis :
- Un nécessaire d’entretien comprenant : une baguette de nettoyage, un kit de brosses (nylon, bronze). Budget de l’ordre de 50 € pour un kit assez complet.
Très souvent par la suite les tireurs complètent avec un tapis afin d’épargner la table de la salle à manger, des patchs en tissu, un boresnake, etc
- Un sac pour y mettre votre protection auditive, les lunettes, la boîte de munitions, vos documents (M9, M4, LTS, carte du club, …), etc … Attention de le choisir adapté : trop petit il finira au fond d’une armoire trop grand aussi. Budget à partir de 25 €.
LES CONSOMMABLES :
Ce poste est relatif aux munitions, aux cibles (+/- 0,50 €/pc), le calepinage (gommettes) et aux produits d’entretien.
Entre une munition 22 lr et une BMG .50 il n’y a pas qu’une question de taille : le coût est aussi exponentiel. C’est souvent le point le plus difficile à estimer car il dépend également de votre engouement. Certains se limitent au nombre de séances obligatoires soit entre 10 et 12 par an et au tir de 35 munitions afin de respecter le minimum imposé. D’autres y vont 2 à 3 fois par semaine et tirent en moyenne 100 coups par séance.
Une idée des prix en début 2026 :
- 22LR à partir de 8€/50
- 9 mm Luger à partir de 15 €/50
- 223 Remington à partir de 31 €/50
- 308 Winchester à partir de 50 €/50
- 30-06 Springfield à partir de 52 €/50
L’INSCRIPTION dans un CLUB DE TIR :
C’est indispensable pour la pratique de l’activité. Le prix courant (2026) est de l’ordre de 200 euros. Ceci pour une cotisation annuelle avec accès illimité au club. Néanmoins certaines cotisations sont adaptées au nombre de jours d’ouverture du club, à son infrastructure. On trouve des clubs avec une cotisations à 140 €/an.
LES FRAIS ADMINISTRATIFS :
Ce sont les montants des documents, des examens, etc…
Tous les ans, il faut renouveler son inscription au club et il faut fournir un certificat de bonne vie et mœurs (dans certaines commune on l’obtient gratuitement dans d’autres c’est payant) ainsi qu’un attestation médicale (à nouveau certains médecins ne la font pas payer, chez d’autres c’est considéré comme une consultation).
Il y a aussi le prix de la formation qui dépend de votre club, c’est rarement gratuit même si le montant reste faible.
Enfin si votre arme est acquise avec un modèle 4, la demande de ce document au service armes du gouverneur coûte +/- 134 € (2026).
Remarque : une demande de modèle 4 coûte le même prix qu’on demande une autorisation ou plusieurs, il y a donc intérêt à regrouper ses demandes si on envisage plusieurs acquisitions.
Tous les 5 ans, le gouverneur peut organiser une visite afin de vérifier le respect de vos obligations (nombre de séances de tir, conditions de sécurité de conservation de vos armes… Budget : +/- 134 € (2026). C’est le contrôle quinquennal.
LES COÛTS ANNEXES :
Les frais de déplacement, la consommation à la cafétéria, la belle casquette du club absolument indispensable ou le t-shirt “best shooter”, etc … pour cela aussi il est difficile de le quantifier, c’est en fonction de la fréquence de vos visites au stand, de l’éloignement, de la sociabilisation, etc.
Les possibilités sont infinies et les montants peuvent varier fortement.
Calcul du coût annuel.
Il vous reste à présent à prendre une feuille et à aligner les chiffres de vos dépenses en séparant ce qui investissement (arme, protections, …) de ce qui est à renouveler soit les frais administratifs et les coûts des consommables.
Risques liés à la pratique.
RISQUE DE BLESSURE
- Le risque qui vient à l’esprit immédiatement est la blessure par balle (ou par un débris de balle ayant ricoché). Cela résulte presque toujours d’une mauvaise gestion d’une arme et/ou le non-respect des règles de sécurité énoncées dans le chapitre « Bases de la sécurité ».
- Une blessure courante est ce qu’on appelle “Slide Bite” (ou morsure de la glissière) qui résulte d’une prise en main trop haute sur la poignée.
Réduction du risque : respecter les règles de base de la sécurité.
- Très rarement une blessure résulte de la casse de l’arme.
Néanmoins des cas sont connus et les causes possibles peuvent être multiples. Cela va de la simple peur lors de l’explosion d’un boitier à la perte de doigts ou même plus grave encore.
Ne jamais oublier que lors du tir la pression dans la chambre est comprise entre 1700 bar (22 LR) et 4500 bars avec une 223 Remington.
Voici quelques causes de casses :
- Entretien non réalisé ou mal effectué.
- Mauvais remontage de l’arme.
- Inspection ignorée trop longtemps pour les pièces essentielles (glissière, verrou, …) : fissure, usure anormale, matage du métal, …
- Munitions non adaptées (exemple 300 AAC Blackout dans une arme de calibre 223 Remington, double charge de poudre si on recharge soi-même, etc …).
- Coups faible non identifié et tir avec une balle déjà présente dans le canon.
Réduction du risque : entretien correct et régulier qui comprend une inspection, tirer des munitions dont on est certain des caractéristiques et adaptées à l’arme et être attentif à chaque tir.
- Même sans tirer on peut se blesser avec une arme.
- Les armes étant constituées de pièces métalliques certaines arrêtes peuvent être tranchantes surtout les armes neuves. Lors de l’entretien ou du démontage/remontage il est parfois possible de se couper sur ces bords tranchants.
- Sur les armes semi-automatiques la glissière ou le verrou peuvent être bloqués en position arrière. Attention au risque de déverrouillage involontaire si vos doigts sont au mauvais endroit ! Vous risquez au moins un pincette ou pire un fracture du doigt.
- Enfin une arme contient toujours au moins un ressort (pour le percuteur ou le chien). Mais la plupart en contiennent bien plus. Lors d’un démontage/remontage le(s) ressort(s) sont la plupart sous tension. Réfléchissez bien avant de libérer une goupille, une vis ou autre, car un ressort libéré peut être propulsé. Outre le fait que la pièce ou le ressort éjectés peuvent être perdus, vous pouvez aussi les recevoir dans l’œil.
Réduction du risque : porter des gants (fins), connaître l’arme avant manipulation (éventuellement mettre une cale supplémentaire anti fermeture culasse) et porter des lunettes de sécurité.
RISQUE DE BRÛLURE
- La brûlure fait partie des risques à prendre en compte.
- Lors du tir la température des gaz peut atteindre 2000°C à 3000 °C. La douille elle-même est chauffée jusque 120 °C dans certains cas.
Quelques exemples :
.22 LR entre 40°C et 60 °C à l’éjection : rarement une brûlure immédiate mais une sensation de très chaud.
.223 R couramment 120°C mais à haute cadence de tir jusque 260 °C : brûlure immédiate.
.338 Lapua Magnum facilement 180 °C !
- La chaleur produite par la poudre et par le frottement de la balle dans le canon élèvent aussi la température du canon. Si votre cadence de tir est lente la température du canon d’une 22 LR restera tiède (30°C à 40°C). Par contre après un tir soutenu d’une centaine de munitions le canon peut atteindre entre 50°C et 70°C. Ce n’est pas la brûlure immédiate mais il faut rester prudent.
Plus la munition a une énergie élevée et plus la canon chauffera rapidement.
Le canon de certaines armes peut atteindre 200°C après 10 tirs rapides.
Remarques :
- Avec une arme semi-automatique les douilles sont généralement éjectées vers la droite : attention à votre voisin de droite.
- Certaines armes éjectent vers le haut (Exemple :pistolet M1911) attention à la douille qui retombe entre votre pommette et le bord de vos lunettes ou dans le décolleté 🙂 .
Réduction du risque : laisser les douilles refroidir avant de les ramasser, porter des lunettes de protection, éviter de porter un vêtement avec un col trop échancré lors du tir, redoubler de prudence lorsque vous devez toucher un canon chaud…
RISQUE « ACOUSTIQUE »
Le risque majeur d’une détonation d’arme à feu est le traumatisme acoustique aigu, qui peut survenir dès le premier coup de feu sans protection.
C’est le risque majeur si la protection auditive est oubliée ne fut-ce qu’une fois ou pas assez efficace.
Comme l’indique le tableau, les armes à feu se situent entre 140 dB et 165 dB, soit bien au-delà du seuil de douleur et de danger immédiat.
Les dommages physiologiques immédiats sont les suivants :
- Destruction des cellules ciliées : Les cellules de l’oreille interne qui transmettent le son au cerveau sont détruites par l’onde de choc. Contrairement à d’autres cellules, celles-ci ne se régénèrent jamais.
- Acouphènes permanents : Un sifflement ou un bourdonnement constant dans les oreilles qui peut durer toute la vie.
- Surdité traumatique : Une perte d’audition soudaine (totale ou partielle) due à la violence de l’onde de choc.
- Perforation du tympan : Pour les calibres les plus puissants ou en milieu clos, la pression peut physiquement déchirer la membrane du tympan.
Il existe aussi un effet cumulatif.
Même si vous ne ressentez pas de douleur immédiate (cas de la .22 LR à 145 dB), chaque détonation non protégée cause des microlésions. À force de tirs, la perte auditive s’installe de manière insidieuse, touchant d’abord les fréquences aiguës (difficulté à suivre une conversation dans le bruit).
Certains facteurs sont aggravants.
- Le milieu clos : Tirer en intérieur (stand de tir couvert, bâtiment) amplifie le niveau sonore par réverbération sur les murs.
- La longueur du canon : Plus le canon est court (pistolets, carabines “short barrel”), plus la détonation est proche de l’oreille du tireur et plus elle est violente.
- Les freins de bouche : Ces dispositifs installés sur les gros calibres (comme la .338 Lapua Magnum) dévient les gaz brûlants et l’onde de choc vers les côtés et l’arrière, augmentant considérablement le volume sonore pour le tireur et ses voisins.
| Source sonore | Niveau de décibels |
|---|---|
| Conversation normale | 60 dB |
| Aspirateur | 70 dB |
| Début de la zone de dommages auditifs | 85 dB |
| Tondeuse à gazon | 100 dB |
| Tronçonneuse | 120 dB |
| Risque de perte auditive permanente | 127 dB |
| Seuil de douleur (toutes fréquences) | 140 dB |
| Concert de rock (proche des enceintes) | 120–150 dB |
| Carabine .22LR (cartouches haute vélocité) | 145 dB |
| Pistolet Glock 9mm, Fusil de chasse cal. 12 | 160 dB |
| Carabine .308 | 165 dB |
| Avion à réaction (ex: Boeing 727 au décollage) | 165 dB |
| Rupture possible des tympans humains | 195 dB |
Réduction du risque : au-delà de 140 dB, une protection simple (bouchons d’oreilles OU casque) est souvent insuffisante. Certains tireurs recommandent généralement le doublement des protections : des bouchons d’oreilles insérés dans le conduit auditif PLUS un casque antibruit par-dessus. Une alternative est le port d’un casque actif. Attention qu’il soit bien adapté à votre morphologie et qu’il s’applique correctement afin de vous isoler des détonations.
RISQUE « CHIMIQUE »
Le risque chimique est souvent ignoré car ses effets ne se mesurent souvent qu’à plus long terme.
Le risque est surtout présent dans un stand couvert et fermé, dans un stand en plein air le risque est très atténué.
Pour un stand fermé il faut s’assurer que la ventilation est efficace avec un taux de renouvellement de 15 à 30 x par heure du volume du stand : difficile à vérifier en tant que tireur ! En principe les stands modernes utilisent un flux laminaire avec une vitesse d’environ 0,25 à 0,5 m/s de l’arrière vers l’avant (vers les cibles). Si la fumée stagne devant vous ou revient vers vous la ventilation est insuffisante.
Quels sont ces polluants ?
L’amorce
Lors du tir c’est principalement l’amorce qui est la source de pollution la plus directe pour le tireur. Elle projette un nuage de particules fines et de gaz toxiques juste devant son visage au moment de l’éjection.Pour exploser sous le choc du percuteur, l’amorce utilise des composés chimiques appelés explosifs primaires. Lors de la détonation, ces composés ne sont pas seulement brûlés, ils sont vaporisés sous forme de particules métalliques microscopiques qui restent en suspension dans l’air. On y retrouve principalement :
Le Plomb
Composant principal de la plupart des amorces. Il se transforme en poussière de plomb invisible qui peut être inhalée ou absorbée par la peau. C’est le risque n°1 de saturnisme chez les tireurs réguliers.
- Le Baryum : toxique pour le système cardiovasculaire et nerveux s’il est inhalé en grandes quantités.
- L’Antimoine: irritant puissant pour les poumons et les yeux.
- La poudre
Les gaz issus de la combustion de la poudre sont propulsés vers l’avant et emmenés par le flux d’air ce qui réduit leur effet polluant pour le tireur. Mais une partie s’échappe par la fenêtre d’éjection. On y retrouve principalement :
- Le monoxyde de Carbone (CO)
C’est le gaz le plus abondant et le plus dangereux lors d’un tir en milieu clos.
- Le monoxyde de Carbone (CO)
Risque : Il est incolore, inodore et se fixe sur l’hémoglobine à la place de l’oxygène. Dans un stand mal ventilé, il peut provoquer des maux de tête, des nausées et une fatigue intense.
- Les oxydes d’Azote (NOx)
Ces gaz se forment à cause des températures extrêmes de la combustion.
- Les oxydes d’Azote (NOx)
Risque : Ils sont très irritants pour les muqueuses et les voies respiratoires. Ils peuvent causer une sensation de brûlure dans la gorge et les poumons après une longue séance.
- Acide Cyanhydrique (HCN)
Certaines poudres modernes peuvent en libérer des traces infimes lors de la décomposition des composés nitro.
- Acide Cyanhydrique (HCN)
Risque : Bien que présent en très faible quantité, c’est un poison respiratoire puissant.
- Dioxyde de Carbone (CO2) et Vapeur d’eau
Ce sont les produits “propres” de la combustion, sans danger immédiat dans les proportions d’un stand de tir.
- Dioxyde de Carbone (CO2) et Vapeur d’eau
- Les résidus solides vaporisés
Il s’agit de particules de carbone (suie) mais aussi du cuivre et du zinc arrachés de de la chemise de la balle.
Et le plomb du projectile lors de l’impact ?
L’impact se produisant à distance au fond du stand les particules libérées retombent à cet endroit et les plus fines sont aspirées par la ventilation.
Réduction du risque : s’assurer que la ventilation est efficace, porter un masque adéquat si vous avez un doute et que votre fréquentation est importante (au minimum FFP3), ni boire ni manger dans le stand, se laver les mains et le visage à l’eau froide après la séance de tir (l’eau froide évite une dilatation des pores de peau), changer de vêtements une fois rentré chez vous, prendre une douche.
Mesure de précaution : si vous en avez la possibilité lors d’une prise de sang demander que les métaux comme le plomb, l’antimoine et le baryum soient recherchés.
Inscription dans un club de tir.
Avant de choisir un club de tir et de s’y inscrire, il faut répondre à plusieurs questions et avoir les idées claires sur ce que vous voudrez faire comme tir.
Il est probable que vous n’aurez pas toutes les réponses si vous débutez, ni qu’un choix fait aujourd’hui sera le même dans un an.
Néanmoins, il faut se poser les questions ci-après et y réfléchir.
- Quelle filière vais-je choisir ? Sportive ou récréative.
- Le club autorise t’il les 2 filières ? La plupart autorise les 2 filières mais seul est prévu un accompagnement (formation) pour les tireurs sportifs.
- Le club organise-t-il une formation avec un moniteur URSTBF, ADEPS, … ? Même si ce type de formation par un moniteur n’est pas une obligation, elle facilite votre apprentissage et la réussite de vos épreuves.

- Quel est le prix pour cette formation avec moniteur ? Le coût de location des armes d’apprentissage et la fourniture des munitions sont-ils inclus dans le prix de la formation ?
- Le club autorise t’il l’apprentissage avec un tireur expérimenté du club ? Cette formule n’est pas à négliger si le club le permet. C’est à considérer en fonction du parrain lui-même : disponibilité, sérieux, expérience, convivialité, etc …

- Le club oblige-t-il de passer par un stage arme à air comprimé ? C’est à vérifier car cela allongera la durée de la formation avant d’obtenir votre LTS ou un modèle 4. Cela reste pourtant une belle option pour les plus jeunes.

- Le choix de la filière sportive ou récréative sera-t-il définitif ou vais-je l’élargir par la suite ? On peut avoir une LTS (modèle 9) et plus tard vouloir tirer avec une arme qui nécessitera un modèle 4. On peut aussi vouloir une carte européenne d’arme à feu pour se déplacer à l’étranger avec une arme et donc devoir obtenir une LTS.
- Combien de kilomètres suis-je prêt à faire pour ma séance de tir ? Le choix peut intervenir dans votre budget disponible pour la pratique du tir.

- Quelles sont les distances auxquelles je prévois de tirer ? 10 m, 15 m, 25 m, 50 m, 100 m ou plus.
En Belgique la plupart des stands permettent de tirer jusque 25 m, pour une distance de 50 m le nombre de stands se réduit mais aussi le nombre de lignes mise à disposition mais cela reste courant. Pour une distance de 100 m actuellement en Wallonie les doigts d’une seule main suffisent presque à les compter. Au-delà de 100 m le choix est pour l’instant réduit aux 2 clubs du camp militaire Roi Albert à Marche en Famenne.
- Le stand de tir est-il couvert ou en plein air ? Chaque version a ses avantages et inconvénients.
- Le stand est-il équipé de ramènes cibles ou de cibles électroniques avec écran de visualisation ? Faire 100 m ou même 50 m chaque fois que vous devrez changer de cible ou voir votre résultat est vite lassant.

- Quels sont les calibres des armes que je vais détenir ? Certains clubs limitent les calibres car leur situation (voisinage) ou leur infrastructure ne permettent pas les munitions plus puissantes.
- Le club est-il attenant à une armurerie ou propose t’il la vente de munitions ? Pratique quand on débute car on n’a pas encore le droit d’acheter et détenir des munitions.
- Le club propose t’il le prêt ou la location d’armes, quel est le coût des locations ? Utile lorsque vous débuterez pour vous familiariser aux armes avant l’épreuve pratique.
- Quelle est la gamme d’armes pouvant être louées ? Il faut vérifier que ce ne soit pas trop limité et qu’au moins une d’arme de chaque catégorie de votre filière soit présente.
- Le club peut-il vous prêter les protections auditives, visuelles et à quel tarif ? C’est appréciable au début avant d’investir même si le budget de départ peut être limité à +/- 75 €.

- Le club vend-il des cibles et à quel prix ? C’est plus facile et en principe plus économique que d’aller les acheter chez Decathlon.
- Comment enregistre-t-on sa séance de tir ? Dans un registre papier (archaïque) ou via une application sur PC du club avec la carte de membre ou la CI (facile, rapide, suivi sur application mobile type Shootlog).

- Les vérificateurs URSTBF sont-ils suffisamment présents lorsque vous vous rendez au club afin d’apposer un cachet dans votre carnet LTS ? Par expérience ce n’est pas toujours évident mais on trouve presque toujours une solution.
- Le club propose-t-il d’autres infrastructures ? Salle de fun-tir, cinétir, buvette, petite restauration, endroit pour déposer votre équipement en sécurité, sanitaires bien entretenus, accès pour PMR (si vous êtes concernés), …
- Le parking est-il assez vaste pour se garer aisément ? (Cela évite de se promener sur la voie publique avec votre arme même si elle et dans un étui.
- L’ambiance du club. Faites une première visite. Êtes-vous bien accueillis ? Vous donne-t-on des explications claires ? Le cadre vous plait-il ? Quels sont les équipements à disposition ?
- Quel est le montant de la cotisation ? En pratique il est compris entre 140 et 210 € par an et inclus la cotisation à l’URSTBF (si le club y est affilié). Ce point est sans doute le moins important car une différence de quelques dizaines d’euros une fois par an n’impactera pas fortement votre budget.
- Le club prévoit-il une réduction si vous vous inscrivez tard dans l’année ? En général c’est à partir d’une date d’inscription en septembre qu’une réduction est prévue. La réduction n’est pas proportionnelle à votre durée d’inscription mais c’est mieux que rien.
- Faut-il s’acquitter du paiement d’un ticket d’accès au pas de tir en plus de la cotisation annuelle ? Certains clubs demandent le paiement de l’accès au pas de tir.
Il vous reste maintenant à choisir un ou plusieurs clubs qui vous conviennent au point de vue proximité, à prendre connaissance des informations données sur leur site web (s’il existe) afin de voir si la proximité, les distances de tir, l’horaire, la limitation calibre, … correspondent à vos besoins et à vous rendre sur place pour vous faire une idée plus précise de l’ambiance, des services proposés, des infrastructures, …
Carte des clubs affiliés à l’URSTBF.
Les documents nécessaires lors de votre inscription.
La liste est variable mais certains documents sont systématiquement à fournir ou compléter.
- Compléter le formulaire d’inscription (nom, prénom, adresse, GSM, email, …) qui vaudra pour votre adhésion au club après paiement de la cotisation.
- Une photocopie R/V de votre carte d’identité.
- Au moins 2 photos d’identité (1 pour l’URSTBF et 1 pour le club).
- Fournir un certificat de bonne vie et mœurs (extrait de casier judiciaire) modèle 596.1-5a. Celui-ci peut être obtenu après de votre administration communale. Attention valable 3 mois.
- En fonction de la filière choisie compléter la demande de licence de tireur sportif provisoire. Disponible sur le site de l’URSTBF ( https://www.urstbf.org/download/formulaire-licence-provisoire/ ) mais en général disponible dans le club.
- Fournir un certificat médical complété. Vous pouvez le télécharger sur le site de l’URSTBF ( https://www.urstbf.org/download/modele-de-certificat-medical/ ) ou il sera disponible dans votre club. Il faudra le faire remplir par votre médecin et le remettre au club.
Attention valable 3 mois.
FDO = force de l’ordre
OP = opérateur professionnel
Il vous faut maintenant choisir une filière. Cliquez sur le bouton ci-dessous :