Les types d’armes
Il existe deux types d’armes individuelles, les armes dites “arme de poing” avec laquelle une seule main suffit pour l’utiliser. Et les armes longues ou “d’épaule” qu’on... épaule.
Super ! Y en a qui suivent !
Mais comme rien n’est jamais simple quand on arrive dans le monde du tir, la suite ne fait pas exception et il existe des sous-types.
Sommaire
ToggleLes armes de poing
Les armes de poing sont subdivisées en 2 sous-types : les pistolets et les revolvers.
Les revolvers ont un fonctionnement simple, le terme revolver vient de l’anglais “to revolve” qui signifie tourner. Le revolver possède un barillet de 5, 6, 7 ou même parfois 8 coups ou même plus. De nos jours la plupart des revolvers ont des barillets de 6 ou 7 coups.
Quels sont les termes utilisés pour désigner les parties d’un revolver ?
Le marteau est aussi désigné par « chien ».
La détente peut aussi être appelée « queue de détente ».
De même le guidon et le point de mire désignent la même chose.
Remarque : avant toute manipulation, il faut identifier où se situent ces éléments, comment ouvre t’on le barillet, quel est le sens de rotation de celui-ci.
Comment fonctionne un revolver ?
Attention : Avant de manipuler un revolver ou une autre arme il faut toujours vérifier l’absence de munition dans celui-ci.
Pour effectuer cette vérification, on s’assure que l’arme est dirigée dans une direction « SAFE » soit la cible, soit un endroit sans risque. On saisit l’arme par sa crosse, on évite de mettre un doigt à l’intérieur du pontet et on ouvre le barillet en actionnant le bouton poussoir de barillet. Avec l’autre main on appuie latéralement sur le barillet afin de le faire pivoter vers la gauche. On fait tourner le barillet à la main et on vérifie que les chambres sont vides.
Si certaines ne sont pas vides on appuie sur la tige d’éjecteur et on recueille les munitions.
Remarque : certains boutons d’ouverture du barillet se poussent vers l’arrière, d’autres vers l’avant et parfois c’est un levier à abaisser.
Remarque : la plupart des revolvers modernes ont des barillets qui basculent vers la gauche mais certains revolvers plus anciens ont des barillets qui basculent vers la droite ou qui ne basculent pas mais possèdent une portière à l’arrière du barillet qui permet un accès aux munitions. Enfin dernière particularité le sens de rotation du barillet qui peut être horlogique ou anti horlogique.
Un exemple : S&W 686 bouton du barillet à pousser vers l’avant et rotation du barillet anti horlogique, Colt Trooper bouton du barillet à pousser vers l’arrière et rotation du barillet dans le sens horlogique.
Maintenant qu’on a vérifié la vacuité des chambres du barillet, on va charger l’arme. On tient l’arme par la poignée (doigt hors du pontet), on l’incline légèrement vers l’avant et on insère les munitions dans les chambres vides. Vu qu’on est en apprentissage on laisse une chambre vide et on met au maximum 5 munitions dans le barillet. On va refermer le barillet en veillant à ce que la chambre vide se trouve alignée avec le canon de sorte que lorsqu’on armera le revolver une chambre avec une munition se retrouve en face du canon.
Un revolver a 2 modes de fonctionnement : le mode simple action (SA) et le mode double action (DA). Lorsque dans un film vous voyez l’acteur « brosser » le dessus du revolver avec la main qui ne tient pas le revolver c’est qu’il tire en SA. Certains revolvers ne fonctionnent qu’en simple action et d’autres plus rares uniquement en double action.
Attention : lorsqu’on arme un revolver ou une autre arme, il faut toujours avoir le doigt en dehors du pontet.
Ce point sera détaillé plus loin.
Le mode simple action : avec le pouce on tire le chien en arrière jusqu’en butée, il reste bloqué en position arrière, le barillet effectue en même temps une rotation de 60° (si barillet de 6 coups 360°/6 = 60°) et aligne la prochaine chambre du barillet dans l’axe du canon. Si la chambre contient une munition le fait d’appuyer sur la détente déclenchera le tir.
Le mode double action : avec le doigt on appuie sur la détente, le chien recule et arrivé en fin de course il revient en une fois vers l’avant pour percuter, simultanément le barillet avait effectué une rotation de 60° pour aligner la chambre suivante du barillet dans l’axe du canon. Si la chambre contient une munition le tir aura lieu.
Pour le tir il est préférable de le faire en mode double action pour commencer. Ayant l’arme dans la main droite (ou gauche selon qu’on est droitier ou gaucher), on arme le chien (marteau) avec le pouce de la main droite (si votre pouce droit est trop court avec un doigt de la main gauche), on ajoute la main gauche à la main droite pour maintenir l’arme, on vise la cible, lorsqu’on a aligné les organes de visée (hausse-guidon-cible) on introduit l’index dans le pontet, on appuie progressivement sur la détente jusqu’à déclenchement du tir. Après le tir il est important de garder l’arme en direction de la cible et d’avoir sorti l’index du pontet. On est alors prêt pour un second tir : armer le chien etc …
Si on désire tirer en double action, la procédure est identique à part qu’on n’arme pas le chien manuellement. C’est la pression de l’index sur la détente qui armera le chien et permettra le tir.
Maintenant, abordons les pistolets.
Quels sont les termes pour désigner les différentes pièces d’un pistolet ?
On retrouve certaines pièces communes avec le revolver.
La différence essentielle est le remplacement du barillet par un chargeur.
La culasse est aussi appelée glissière.
La carcasse s’appelle aussi le châssis.
Le crochet de chargeur aussi appelé bouton de chargeur se situe parfois plus haut derrière la queue de détente.
Comment fonctionne un pistolet ?
Le fonctionnement d’un pistolet est plus complexe.
Ce qui le distingue d’un revolver est d’une part le remplacement du barillet par un chargeur et d’autre part son fonctionnement qui est semi-automatique alors que celui du revolver est à répétition.
Remarque : attention qu’il existe des revolvers semi-automatiques quoique rares ou restés à l’étape de prototype on peut citer le Webley Fosbery qui a été fabriqué à moins de 5000 exemplaires et le Union Automatic Revolver. Et oui le monde des armes est vaste et les inventions, les prototypes, les variantes, les bizarreries sont innombrables.
La première chose à faire est comme pour toute arme : diriger son canon dans une direction « SAFE » et s’assurer qu’elle n’est pas chargée.
On prend l’arme dans une main en la dirigeant dans une direction sans risque, avec l’autre main on tire la glissière en arrière jusqu’à ce qu’elle reste bloquée, on retire le chargeur en actionnant le bouton de chargeur. Visuellement on vérifie que la chambre est vide.
Si le chargeur n’est pas dans l’arme la glissière ne reste pas bloquée en arrière, il faut alors actionner un levier qui est généralement situé sur la carcasse et qui permet de bloquer la glissière.
La première chose à faire est d’introduire des munitions dans le chargeur, on présente une munition (dans le bon sens !), on appuie avec celle-ci sur la plaque élévatrice afin de comprimer le ressort qui est dans le chargeur et on la pousse dans le chargeur. On répète cette opération autant de fois que le chargeur peut contenir de munitions (ce qui est variable d’une arme à l’autre de 6 à plus de 25 pour certains chargeurs). En période d’apprentissage on se limite à 5 munitions.
La glissière (ou culasse) étant toujours en position arrière, on prend l’arme par sa poignée, avec l’autre main on introduit le chargeur dans la poignée (ou dans le logement prévu car certains chargeurs se situent devant le pontet) jusqu’à entendre le « clic » de son verrouillage.
Attention l’arme doit rester en direction de la cible et aucun doigt ne peut être placé dans le pontet.
On libère la glissière soit en manœuvrant le levier prévu à cet effet ou en tirant la glissière légèrement en arrière puis on la lâchant. Poussée par un ressort interne elle coulisse vers l’avant poussant en même temps la munition supérieure du chargeur jusque dans la chambre.
La seconde main vient alors affirmer la prise de la main tenant la poignée, on aligne les organes de tir (hausse et guidon) avec la cible, quand c’est fait l’index se pose sa la détente et il appuie progressivement sur celle-ci jusqu’au départ du coup.
Après le tir il est important de garder l’arme en direction de la cible et d’avoir sorti l’index du pontet. On est alors prêt pour un second tir car le recul automatique de la glissière a armé le pistolet.
Lorsque le chargeur est vide après le dernier tir, la glissière reste bloquée en position arrière.
PS : avec certains pistolets, la glissière ne reste pas bloquée en arrière.
Les armes longues
Les armes longues sont plus diversifiées et il y a plus de catégories.
2 catégories : les armes à canon rayé et les armes à canon lisse. Les premières sont en général utilisées avec munitions dotées des projectiles sous forme de balles (ogives) , les secondes utilisent en général des cartouches remplies de petits plombs sous forme de petites billes. Néanmoins, il existe de nombreuses exceptions au sujet des munitions de ces armes, certaines armes à canon rayé peuvent tirer ces plombs et des armes à canon lisse peuvent tirer des balles.
Il faut noter que, dans l’usage actuel, le mot carabine désigne une arme plus courte, plus légère et souvent à canon rayé ; le mot fusil est plus généraliste : il peut désigner une arme à canon lisse ou rayé, souvent plus longue (il peut donc désigner plusieurs types d’armes). Généralement carabine est une arme à canon rayé et le mot fusil une arme à canon lisse. Historiquement une carabine était la version courte d’un fusil (carabine : cavalerie et fusil : infanterie).
Par la facilité dans la suite du texte le terme fusil sera employé pour désigner les armes longues.
Quels sont les termes utilisés pour désigner les différentes parties ou pièces d’un fusil ou d’une carabine ?
Ce qui va ensuite distinguer les armes longues entre elles c’est leur mode de fonctionnement.
- Les fusils monocoups
- Les fusils à répétition
- Les fusils semi-automatiques
- Les fusils dit de chasse (non développé dans le texte)
- Les fusils automatiques. (réservés aux collectionneurs)
Les fusils monocoups.
L’arme ne peut contenir qu’une seule munition à la fois. A chaque tir il faut éjecter la douille et introduire manuellement une nouvelle munition.
La plupart du temps elles sont équipées d’un verrou qui se manipule via un levier latéral (pommeau), on lève le pommeau, on le fait reculer, on découvre de cette manière la fenêtre de chargement, on place une munition dans l’auget et on pousse le pommeau vers l’avant puis vers le bas afin de verrouiller le verrou. On peut alors tirer.
Ce type de fusil monocoup se trouve dans différents calibres allant de la 22 LR à des cartouches de chasse (cal. 20 par exemple) en passant par des calibres destinés au TLD (tir longue distance).
Il existe aussi de rares monocoups « semi-automatiques », la force du recul fait reculer le verrou et il suffit de placer une munition dans l’auget puis de libérer le verrou à l’aide d’un bouton.
Les fusils à répétition.
Ce sont des fusils contenant plusieurs munitions, chaque cycle du verrou va éjecter la munition qui était chambrée et introduire une nouvelle munition dans la chambre. Le cycle est le résultat d’une action manuelle sur le verrou.
- Fusil à verrou à pommeau qu’on actionne en 4 temps (levée, recul, avance, baisse du pommeau).
- Fusil à verrou à action linéaire, le système de verrouillage permet d’effectuer le même cycle en 2 temps (recul, avance) et il s’agit d’un réarmement linéaire (Straight-pull action) c’est le cas du Schmidt-Rubin rifle suisse, du fusil Browning TBolt, Schmeisser SP15 , etc …
- Fusil à pompe ( FAP) on réarme on tirant vers l’arrière le garde main ce qui a pour effet de faire reculer le verrou et ensuite on pousse le garde main vers l’avant poussant de cette manière une munition dans la chambre. Les FAP se déclinent aussi en plusieurs calibres en général ce sont des cartouches de calibre 12 ou 20 ou .410.
Plus rarement on en rencontre en 22 LR (carabine à pompe) tel que la FN Trombone ou la Remington 572 Fieldmaster.
- Fusil à levier sous garde (lever action), on actionne un levier sous l’arme qui fait reculer le verrou etc … selon un cycle identique aux autres armes à répétition. Typiquement c’est la fameuse Winchester des westerns.
Avec ce système il n’est plus question d’un chargement par le haut comme sur les modèles précédents. On chargera plus souvent par le coté et il s’agit d’un chargeur tubulaire situé sous le canon. Pour les LSG (levier sous garde) en calibre 22 lr, le chargement se fait par l’extrémité du chargeur tubulaire. Ceci implique l’utilisation de cartouches à tête ronde ou à douille à conicité importante pour une raison évidente, mais vous comprendrez pourquoi dans le chapitre sur les munitions. Avec ce fonctionnement, on abaisse le levier sous l’arme, ce qui éjecte la munition chambrée, et ensuite on remonte le levier ce qui a pour effet de faire monter et avancer la munition suivante dans la chambre
Les fusils semi-automatiques.
Essentiellement un fusil semi-automatique porte ce nom simplement parce que le réarmement se fait automatiquement, sans manipulation du tireur (par opposition aux fusils à répétition avec lesquelles une action du tireur est nécessaire).
Lors de leur apparition ces armes étaient qualifiées d’armes automatiques par opposition aux armes à répétitions, ce n’est que par la suite qu’est apparue la distinction « armes semi-automatiques » afin de les distinguer des armes automatiques telles que les mitrailleuses, les fusils mitrailleurs, les mitraillettes, les pistolets mitrailleurs, …
Toutes ces notions peuvent paraître inutiles pour le tireur débutant, pourtant une bonne connaissance de ces définitions est souvent très utile pour communiquer avec d’autres tireurs, les armuriers, …
Aparté : On pourrait d’ailleurs considérer la fameuse mitrailleuse Gatling malgré son nom comme une arme à répétition car il faut actionner une manivelle pour amener un nouveau canon devant le dispositif de percussion.
Revenons à ce qu’est un fusil semi-automatique, il nécessite d’appuyer sur la détente pour déclencher chaque nouveau tir.
Par contre le fusil automatique permet de déclencher plusieurs tirs d’affilée (rafale) tant que le tireur garde le doigt appuyé sur la détente. La plupart de ces armes possèdent un sélecteur de tir permettant de basculer entre mode de tir semi-automatique ou automatique (rafale). Certaines sont même assez sophistiquées pour sélectionner des rafales de 3 tirs.
Le fonctionnement d’un fusil semi-automatique est basé sur un principe identique à celui d’un pistolet. C’est à dire qu’au moment du tir, la douille s’éjecte et une nouvelle munition est chambrée. Néanmoins les similitudes s’arrêtent là, ici il n’y a pas de glissière et le réarmement peut fonctionner selon mécanismes différents en fonction de l’arme.
Le BLOWBACK.
Le Blowback (ou retard par inertie ou culasse non calée) est en général utilisé sur des armes longues semi-automatiques prévues pour des munitions d’armes de poing (calibres 7,65 Browning (.32 ACP), 9 mm Luger (Para) et 45 ACP).
C'est ce qu'on appelle des PCC (Pistol Caliber Carbine) c’est-à-dire une carabine chambrée pour un calibre d’arme de poing.
On distingue plusieurs types de Blowback : le simple, le retardé et le Roller-delayed, voici en quelques mots les principes de ces fonctionnements différents.
L’idée clé est la même : la poudre brûle → les gaz poussent la balle vers l’avant, la même pression pousse aussi la douille vers l’arrière. Cette poussée fait reculer la culasse. La culasse : éjecte la douille vide, comprime le ressort récupérateur, le ressort renvoie la culasse vers l’avant : une munition est chambrée.
Le principe du Blowback simple est que la culasse est seulement freinée par son poids et le ressort récupérateur. La plupart des fusils SA (Semi-Automatique) de calibre 22 lr fonctionne selon ce principe de même que de nombreux PCC comme évoqué ci-avant.
Avec le Blowback retardé un mécanisme ralentit son mouvement au départ (levier, gaz, géométrie, etc …) une fois la pression tombée, la culasse recule complètement. Les fusils SA utilisant ce système sont assez rares. Le plus connu étant le fameux FAMAS français.
Enfin le Roller-delayed Blowback est aussi un mouvement retardé mais par l’intermédiaire de deux petits galets. Le fabricant Heckler & Koch maîtrise cette technique avec son MP5 et le Fusil G3, Springfield a aussi un modèle fonctionnant sur ce principe : le Kuna
L’emprunt de gaz.
Ce n’est pas vraiment le recul de la douille qui fait reculer la culasse mais la récupération des gaz lors du passage de la balle dans le canon. Cette récupération se fait via un évent percé à l’avant du canon. Une partie des gaz revient alors vers l’arrière pour actionner le mécanisme qui fait reculer la culasse.
On distingue 2 systèmes d’utilisation des gaz, le « Stroke Piston» et le «Direct Impingement ». Un dessin valant souvent mieux qu’un long discours voici les principes des 2 systèmes.
En réalité voilà à quoi ressemble les canons équipés des emprunts de gaz.
Les avantages du système à piston est qu’il y a moins de résidus de poudre, et moins d’encrassement du mécanisme dans le boitier de culasse, les gaz sont éloignés de la culasse (le boitier de culasse chauffe moins). Cela permet à ces armes de fonctionner dans des conditions plus difficiles. Par contre il y a quelques inconvénients : le système est plus lourd, le mécanisme plus complexe et possède plus de pièces.
Voyons maintenant les avantages et inconvénients du système « Direct Impingement » ou emprunt de gaz direct. L’arme est plus légère, il y a moins de pièces et le mécanisme est simple. Par contre voici les inconvénients : encrassement plus rapide, chaleur dans la culasse et plus sensible aux conditions extrêmes.
Le Short-Stroke Piston : lors du tir une petite partie des gaz est prélevée dans le canon par un trou appelé évent de gaz, ces gaz poussent un piston situé au-dessus ou en-dessous du canon, ce piston recule sur une courte distance (quelques millimètres) et donne une impulsion à la culasse, celle-ci continue ensuite le mouvement, extrait la douille, l’éjecte et chambre une nouvelle cartouche lorsqu’il est repoussé par le ressort récupérateur. Le piston n’est pas relié au mécanisme pendant tout le cycle.
On trouve dans cette catégorie la bien connue carabine USM1 mais aussi le fusil FN FAL, le FN SCAR, le fusil Heckler & Koch HK416, le fusil russe SKS-45, le fusil VHS2 de HS Produkt, …
Le Long-Stroke Piston :
Lors du tir, une partie des gaz est prélevée dans le canon, ces gaz poussent un piston placé dans un tube au-dessus ou en dessous du canon, le piston est attaché à la culasse, piston et culasse reculent ensemble sur toute la course. Ce mouvement permet de déverrouiller la culasse, extraire la douille et l’éjecter, le ressort récupérateur renvoie ensuite le groupe vers l’avant pour chambrer une nouvelle munition. Parmi les armes utilisant ce système on compte entre autre les fusils AK, Dragunov SVD, M1 Garand, Galil ACE, SIG SG550, Vz.58, …
L’emprunt de gaz direct (ou Direct Impingement) :
Lors du tir, la poudre brûle et crée des gaz qui poussent la balle dans le canon, une petite partie de ces gaz est prélevée dans un tube de gaz situé au-dessus du canon, les gaz sont envoyés directement dans le porte-culasse, la pression des gaz pousse le porte-culasse vers l’arrière et déverrouille la culasse. La culasse recule, éjecte la douille et le ressort récupérateur ramène la culasse pour chambrer une nouvelle munition. On trouve dans cette catégorie le fusil M16 et la plupart des AR-15.
Les armes à feu prohibées (***):
Malgré la longue liste qui suit vous constaterez que trouver votre bonheur restera facile. Attention que ci-dessous n’est repris que ce qui est considéré comme une arme à feu ou qui est lié aux armes à feu prohinées.
Il existe d’autres armes prohibées : couteaux à cran d’arrêt et à lame jaillissante, étoiles à lancer (shuriken), coups-de-poings américains, sprays au poivre, Taser, …
- Les armes conçues exclusivement à usage militaire :
- Les armes à feu automatiques
- Les lanceurs
- Les roquettes
- Les armes utilisant d’autres formes de rayonnement
- Les munitions spécifiquement conçues pour ces armes
- Les bombes, torpilles et grenades
- Les armes incendiaires et les sous-munitions. Attention, on pourrait considérer certains feux d’artifice dans cette catégorie même s’ils ne sont pas prohibés actuellement, non comme arme mais comme engin explosif ce qui est parfois le cas dans certains dossiers pénaux !)
- Les cannes-fusils
- Armes à feu dont la crosse ou le canon en soi se démonte en plusieurs tronçons, les armes à feu fabriquées ou modifiées de manière à en rendre le port invisible ou moins visible ou à ce que leurs caractéristiques techniques ne correspondent plus à celles du modèle défini dans l’autorisation de détention de l’arme à feu, et les armes à feu qui ont l’apparence d’un objet autre qu’une arme (Stylo, boîte de tabac, dé à coudre, …)
- Fusils pliants d’un calibre supérieur à 20 (arme dont le canon peut, en pivotant complètement autour d’un axe, se retrouver parallèle à la crosse de manière telle que la longueur de l’arme soit réduite de moitié et que cette arme puisse ainsi facilement se dissimuler sous un vêtement).
- Armes à feu dotées des pièces et accessoires suivants, ainsi que les pièces et accessoires suivants en particulier : silencieux (y compris s’ils sont intégrés dans l’arme) ; chargeurs à capacité plus grande que la capacité normale telle que définie par le ministre de la Justice pour un modèle donné d’arme à feu ; matériel de visée pour des armes à feu, projetant un rayon sur la cible (pas le matériel de visée électronique dans lequel on voit un point rouge, non projeté sur la cible) et les lunettes de visée nocturne (sont visées les lunettes de visée nocturne susceptibles d’être montées sur une arme à feu).
Remarque : ce sont des accessoires prohibés même s’ils ne sont pas montés sur une arme.
Le fait qu’ils soient montés sur une arme rend l’arme prohibée aussi.
- Engins, armes et munitions désignés par voie d’arrêté ministériel qui peuvent constituer un danger grave et nouveau pour la sécurité publique et les armes et munitions que, pour cette raison, seuls les services d’ordre peuvent détenir (cette possibilité a été créée pour pouvoir réagir si un type d’arme nouveau et non désiré arrive sur le marché). (****)
- Munition de calibre 5.7 x 28 mm. Il s’agit de la munition utilisée par le P90 de la FN. (arrêté royal du 27 février 1997).
(***) Des dérogations existent pour les armuriers, les collectionneurs et l’autorité
(****) On constate que notre législateur me manque jamais d’imagination pour prévoir ce qu’il faut pour brider l’enthousiasme des tireurs.
Les armes à blanc et les armes neutralisées.
Ce qui précède étant essentiellement destiné aux tireurs il n’a pas été fait mention ni des armes à blanc ni des armes neutralisées qui elles aussi sont soumises à la législation. Ce qui suit aborde avant tout l’aspect « légal » de la détention de ces armes.
En Belgique, les termes arme à blanc, arme d’alarme et arme neutralisée désignent des objets différents sur le plan technique et juridique dans le cadre de la Loi sur les armes du 8 juin 2006. Voici les distinctions principales.
Arme à blanc
Définition
Une arme à blanc est une arme qui tire des cartouches à blanc, c’est-à-dire des munitions sans projectile. Elles produisent :
- bruit
- flamme
- parfois fumée
Utilisations typiques
- cinéma et théâtre
- reconstitutions historiques
- effets sonores
Situation légale en Belgique
Cela dépend du modèle :
- Libre (18+) si elle est conçue uniquement pour tirer à blanc et non convertible.
- Soumise à autorisation si elle est basée sur une arme réelle modifiée ou convertible.
Port en public interdit sans motif légitime, même si la vente est libre.
Arme d’alarme
Définition
Une arme d’alarme est conçue pour produire un signal sonore ou parfois projeter un gaz irritant ou une fusée de signalisation.
Elle peut tirer :
- cartouches à blanc
- cartouches de signal
- parfois cartouches lacrymogènes
Utilisations typiques
- départ de course d’athlétisme
- signalisation maritime ou de sécurité
- dispositifs d’alarme
Situation légale
En Belgique :
- certaines armes d’alarme sont en vente libre (18+)
- d’autres sont assimilées à des armes à feu si elles peuvent être modifiées pour tirer des projectiles.
Comme pour les armes à blanc :
Port en public interdit sans motif légitime.
Arme neutralisée (ou arme de panoplie)
Définition
Une arme neutralisée est une vraie arme à feu rendue définitivement inutilisable.
La neutralisation implique des modifications permanentes :
- canon obstrué ou soudé
- mécanisme bloqué
- impossibilité de chambrer une munition
Ces opérations doivent respecter les normes européennes et être certifiées par un banc d’épreuve.
Utilisations typiques
- collection
- décoration
- musées
- reconstitution
Situation légale
En Belgique :
- elles doivent être neutralisées officiellement et certifiées
- elles doivent être déclarées
- il est interdit de tenter de les réactiver (crime grave).
Attention l’évolution de la législation européenne en 2015 : ces modifications ont renforcé le contrôle des armes neutralisées.
Armes neutralisées selon la norme européenne (après 2016)
Si une arme a été neutralisée selon les normes européennes actuelles :
- elle possède un certificat européen de neutralisation
- elle doit être déclarée auprès du gouverneur de province
- la déclaration se fait via le modèle 9ter
Concrètement :
- l’arme est détenue librement,
- mais l’État doit savoir qui la possède.
Armes neutralisées avant la réforme (avant 2016)
Les armes neutralisées avant les nouvelles normes (anciennes neutralisations) posent un cas particulier.
Deux situations peuvent se présenter :
Ancienne neutralisation reconnue
Si l’arme possède :
- un certificat officiel du banc d’épreuve
- et une neutralisation jugée suffisante
elle peut rester comme telle, mais doit aussi être déclarée.
Ancienne neutralisation jugée insuffisante
Certaines anciennes neutralisations étaient trop faciles à réactiver.
Dans ce cas les autorités peuvent exiger :
- renouvelle neutralisation selon la norme UE
- ou classement comme arme à feu normale
Remarque : si vous êtes intéressé par l’achat d’une arme neutralisée, il faut réclamer systématiquement le certificat de neutralisation émis par un banc d’épreuve européen, faute de quoi soit vous serez dans l’illégalité soit vous serez contraints de faire réaliser la neutralisation à vos frais.
Tarif 2026.
Carabines : 125,66 € HTVA/arme
Fusils lisses : 176,33 € HTVA/arme
Pistolets : 176,33 € HTVA/arme
Revolvers : 227,01 € HTVA/arme
Mitrailleuses : 277,68 € HTVA/arme
Surcoût administratif en cas de :
Non-présentation au RDV : 35 € HTVA
Erreur dans le chef du détenteur, documents incomplets, etc. : 25 € HTVA/arme minimum
Surcoût de gestion en cas de :
Déballage / emballage des armes : 4,03 € HTVA/ arme minimum
Base de la sécurité
C’est la pierre angulaire de notre passion. N’importe qui pratiquant un sport ou une activité, considère comme « acceptables » ou « inéluctables » les risques qui découlent de cette activité, y compris des risques de handicap grave voir létal, mais dans notre activité de tir,d un accident sera toujours suspect et utilisé pour prétexter une atteinte à nos droits. C’est pourquoi la sécurité est primordiale dans notre activité
En conséquence, la sécurité, la nôtre, celle des gens qui nous entourent sur le pas de tir et de tous ceux que nous fréquentons lorsque nous avons notre arme est primordiale.
La sécurité avec une arme se résume facilement :
Soyez certains de votre arme
Connaissez parfaitement son fonctionnement
Soyez certains de votre pratique
Connaissez vos limites, ne laissez personne vous pousser au-delà de celle-ci
Soyez certains de votre cible
Anticipez ce qui pourrait se placer entre votre arme et celle-ci, anticipez ce qui se trouve derrière celle-ci,
anticipez le risque de voir le projectile rebondir sur un élément visible dans votre champ de vision
Considérez toujours une arme comme chargée
Les accidents arrivent exclusivement avec des armes que l’utilisateur considérait à tort comme inoffensives ou sécurisées.
Bannissez les éléments de perturbation extérieur.
Lors de la manipulation d’une arme à feu, celle-ci est la priorité.
Si vous devez interrompre ce que vous aviez commencé prenez le temps de contrôler la sécurité, d’effectuer les manœuvres de contrôle et de la ranger ne considérez pas comme acquis ce qu’un autre à ou semble avoir fait. Un tireur confirmé ne s’offusquera jamais d’une procédure de sécurité.
Ne jamais pointer autre chose qu’une cible autorisée
Personne ne devrait jamais voir la bouche de votre canon lorsque vous manipulez votre arme. Si cela advient, c’est que vous avez pointé une personne avec votre arme, c’est que votre pratique n’est pas correcte, même vide, même pour la ranger l’arme doit en tout temps se trouver dirigée vers une zone sure.
En anglais, mais si vous prenez les mots principaux ça donne
Always Never Off Target
ce qui pourrait ce traduire par
Jamais en Dehors de Ma Cible !
Respectez cette simple injonction et une arme se révélera tout aussi peu dangereuse qu’une balle de tennis ou le livre posé sur le meuble.
Il vous reste encore un peu de littérature intéressante à lire. Cliquez sur le bouton ci-dessous :